Le Club Ninja à Limoges : Arts martiaux divers

KARATE SEIDO JYUKU


Gichin Funakoshi (1868-1957)
L'art de la main vide


"De même qu'un echo peut courir dans une vallée dégagée, celui qui suit la voie du Karate do doit faire le vide et se libérer de tout sentiment personnel"


La tradition fait naître "l'art de la main vide" à Okinawa, île principale de l'archipel des Ryu Kyu, appartenant aujourd'hui au Japon.
La situation géographique d'Okinawa, entre la Chine et le Japon, a favorisé les échanges culturels entre ces deux pays, et comme pour les anciennes écoles de jujitsu japonaises, les arts martiaux chinois, à commencer par la célèbre école de Shaolin, marquèrent de leur influence le développement des méthodes de combat locales.
C'est ainsi que le "Toté" (littéralement : la main de Chine) se développa dans la petite île d'Okinawa à partir du 14e siècle, et fut introduit au Japon en 1922 par Gichin Funakoshi, qui le transforma en "Karaté do", où "voie de la main vide".

L'adepte du Karaté apprend à utiliser ses mains, coudes, genoux, pieds pour frapper les points les plus vulnérables de l'adversaire. Le réalisme des techniques de Karaté en font un art martial de défense particulièrement efficace.

Dans sa forme sportive, le Karaté développe les qualités de souplesse, de vitesse, coordination, et de volonté pour enchaîner attaques et ripostes dans un affrontement sportif où le contrôle des coups portés rend encore plus évidente la nécessité d'une parfaite maîtrise de soi.

Le contrôle des coups et de l'agressivité inhérente à toute pratique martiale oblige à un travail sur soi, qui constitue certainement l'aspect le plus intéressant de la pratique.
Le Karaté do, par l'agressivité qu'il libère en situation de combat, par le réalisme et l'efficacité de ses techniques, oblige à une grande maîtrise physique, technique, et nerveuse qui s'acquiert par une pratique assidue, mais aussi par une prise de conscience de ses propres capacités et limites.
A ce titre le Karaté do est particulièrement indiqué pour ceux qui recherchent une plus grande maîtrise d'eux-mêmes.


Guy Sauvin    Pascal Becu


LE SEI DO JYUKU est le nom d’une école créée par Guy SAUVIN afin de fédérer sa recherche autour de principes communs aux différents arts martiaux traditionnels, et dont le but consiste essentiellement à réunir les aspects externes et internes de la pratique. Cette démarche est également celle suivie au Club Madeleines :

Je n’ai jamais éprouvé le besoin de donner un nom à ma pratique mais, mon évolution actuelle m’a amené à envisager la chose !
J’enseigne à beaucoup d’élèves d’horizons divers et il m’est apparu nécessaire de nous retrouver dans notre pratique à travers un nom commun représentant NOTRE chemin.
J’ai réfléchi a ce qui pour moi, représentait une des qualités essentielles pour progresser dans les arts martiaux et le mot : sincérité m’est venu très vite à l’esprit.
Sincérité dans le sens d’être honnête avec soi-même, ne pas se mentir, et aller au bout se ses convictions ;

Après, on peut l’étendre à la sincérité avec les autres et je rapprocherai cela du principe : être soi-même.
Je me suis donc tourné naturellement vers mon Professeur, Maître Hiroo Mochizuki pour lui demander de me donner un nom japonais qui pourrait caractériser cette recherche.
il m’a donné le nom suivant : SEI DO JYUKU !

SEI : sincérité, honnêteté

DO : la voie

JYUKU : Il parait que dans l’ancien temps au Japon, les nobles ou les samouraïs allaient dans un endroit nommé ainsi pour recevoir un enseignement spirituel.

En fonction des différentes étapes de la progression dont je vous ai parlé la dernière fois et de la mise en place nécessaire d’un travail interne, j’ai créé le tableau suivant qui inclus toutes les recherches et tous les éléments qui me paraissent importants dans notre quête et que j’enseigne à mes élèves.

Considérations générales concernant la progression proposée :
La prise de conscience de l’énergie interne en karaté do, passe par des exercices spécifiques, qu’il convient d’effectuer avec un état d’esprit particulier.
C’est la raison pour laquelle je préconise de dissocier pendant un certain temps les deux formes d’entraînement, même pour les hauts gradés car ils n’ont eu que très rarement des explications concernant ce sujet.

Continuer votre travail externe classique, toujours bien évidement en cherchant à évoluer et commencer à étudier le travail interne, sans chercher à faire de lien entre les deux.
A un moment donné, si vous vous entraînez correctement, la jonction entre l’externe et l’interne se fera naturellement.

Ne forcez rien !


 

Lien :
La progression Sei Do Jyuku, par Guy SAUVIN